Rapport du groupe de travail sur le fonctionnement de l'industrie de la construction

Montréal, le mardi 13 septembre 2011 – La CSD Construction est d’avis que plusieurs recommandations du rapport du groupe de travail dévoilé hier par la ministre du Travail, Mme Lise Thériault, reflètent bien l’humeur de ses membres.

Elle déplore toutefois l’attitude frileuse du groupe en ce qui concerne la gestion des fonds de formation et de leur possible réforme. « Comme nous l’avons très bien expliqué dans notre document déposé au groupe de travail au mois de juillet dernier, “on assiste malheureusement de plus en plus à des tensions entre la CCQ et les comités conventionnels de gestion des fonds, attisés parfois par une véritable hantise que la CCQ, voire le gouvernement, ne s’approprient des fonds de formation.” Ces tensions doivent disparaître en redonnant à la CCQ le rôle primordial, déjà prévu la loi, et ainsi s’assurer du fonctionnement d’un régime de formation qui accorderait en tout temps la primauté aux travailleurs, permettant ainsi d’éviter les dérives corporatistes. Depuis 1987, la CCQ a développé un modèle de formation professionnelle des plus efficaces, un des plus beaux modèles dans le monde », explique François Vaudreuil, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Évidemment, la CSD Construction accueille favorablement la mise en place de mesures visant à éliminer le « placement » et le renforcement du système de référence, tout en ajoutant qu’elle ne voit pas très bien comment ce système, développé et géré par la CCQ, pourra véritablement être fonctionnel et viable.

Le président de la CSD Construction, Patrick Daigneault, ajoute : « Nous avons été de toutes les luttes en lien direct avec le pluralisme syndical sur les chantiers. Il est donc évident que de renforcer les mesures visant à éliminer la discrimination et l’intimidation, c’est une excellente nouvelle. De la même façon que de recommander que toutes les associations syndicales représentatives participent aux négociations pour le renouvellement des conventions collectives est un geste juste, sage. La dernière ronde de négociation a justement démontré que ça pouvait très bien fonctionner. C’est à partir d’aujourd’hui que le travail commence en prévision du projet de loi. Comme d’habitude, nous participerons activement aux débats afin de nous assurer que les droits des travailleuses et des travailleurs soient respectés. »

Enfin, au sujet de la représentativité des femmes dans l’industrie, la CSD Construction voit la recommandation du groupe de travail d’un très bon œil, mais Patrick Daigneault, également président du comité de gestion du centre de formation professionnelle des autochtones pour les métiers de la construction, a tenu à rappeler que le même effort d’intégration devrait s’appliquer aux travailleurs autochtones.

 

Partager sur Facebook

 

Consulter la prochaine page:
Publications > Communiqués > Modernisation des règles dans l'industrie de la construction